
À Buckland, un groupe de riverains réuni sous le nom des Amis du lac Crève-Faim réclame le maintien d’un accès public à ce plan d’eau, alors que le conseil municipal a amorcé des démarches pour restreindre cet accès.
La Municipalité a adopté en octobre dernier une résolution confirmant la désaffectation d’une portion du rang Ville-Marie, qui mène au lac, avant de décider de vendre les terrains à des propriétaires adjacents.
Les citoyens à l’origine de la mobilisation, représentant 43 personnes, estiment que cette mesure priverait certains résidents du secteur d’un droit d’accès, tout en compliquant d’éventuelles interventions d’urgence. Ils proposent que l’Association des riverains du Lac Crève-Faim gère les entrées grâce à un système de cadenas et à des périodes d’ouverture contrôlées, afin de limiter la navigation extérieure tout en conservant un usage local.
La Municipalité défend sa position en invoquant la nécessité de protéger la qualité de l’eau, déjà fragilisée par la présence d’algues bleues et de cyanobactéries. La mairesse Sylvie Lefebvre rappelle que le lac, d’une superficie de 1,3 kilomètre de long et 300 mètres de large, ne possède pas de décharge naturelle, ce qui le rend vulnérable à la contamination et à l’arrivée d’espèces envahissantes comme la moule zébrée.
Des facteurs supplémentaires, tels que le dépôt de neige sur le terrain menant au lac et les inondations survenues en juillet, aggravent la situation. Si la vente des terrains se concrétise, elle pourrait limiter définitivement l’accès public, une perspective qui divise la population. Pour la Municipalité, la préservation de la santé du lac est essentielle, tant pour l’environnement que pour la valeur des propriétés riveraines.