
La 38e édition de la campagne de sensibilisation Fédération des transporteurs par autobus M’as-tu vu ? a été lancée cette semaine afin de rappeler aux automobilistes l’obligation de s’arrêter lorsque le signal d’un autobus scolaire est activé.
La campagne se déroule jusqu’au 6 février partout au Québec et vise à contrer des comportements jugés toujours préoccupants sur le réseau routier.
Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec, le nombre de constats d’infraction pour non-respect du signal d’arrêt d’un autobus scolaire a augmenté de 15 % au cours des quatre dernières années. En 2024, plus de la moitié des infractions, soit 51,8 %, ont été commises par des conducteurs âgés de 25 à 44 ans, une tranche d’âge qui correspond fréquemment à celle des parents d’enfants d’âge scolaire.
En Chaudière-Appalaches, 22 infractions ont été recensées en 2024, ce qui représente un taux de 4,84 cas par 100 000 habitants. Bien que ce taux soit inférieur à la moyenne provinciale, les autorités estiment que chaque infraction représente un risque sérieux pour la sécurité des élèves.
Chaque jour au Québec, plus de 586 000 élèves sont transportés par autobus scolaire sur près d’un million de kilomètres, avec l’appui de plus de 11 000 conducteurs. Depuis le lancement de la campagne en 1988, plusieurs incidents graves ont été recensés aux abords d’autobus scolaires, rappelant l’importance de maintenir les efforts de sensibilisation.
La campagne M’as-tu vu ? mise sur un message clair : l’arrêt devant un autobus scolaire n’est pas une option, peu importe l’heure ou les contraintes du quotidien. Les autorités rappellent que le non-respect de cette obligation peut entraîner de lourdes amendes et des points d’inaptitude, en plus de mettre des vies en danger.