
En pleine saison des sucres, les producteurs acéricoles de Chaudière-Appalaches, en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), lancent la campagne de sensibilisation « Pas de forêt, pas de sirop », pour dénoncer les coupes de bois intensives dans les érablières des forêts publiques.
L’initiative s’appuie sur la distribution de 100 000 autocollants apposés sur des cannes de sirop vendues à travers le Québec, incitant les citoyens à visiter le site pasdeforetpasdesirop.ca et à transmettre un message à la ministre des Ressources naturelles, Maïté Blanchette-Vézina.
Les PPAQ demandent au gouvernement de mettre fin aux coupes dans les érablières et de mettre en production acéricole 200 000 hectares de forêt publique d’ici 2080, dont 25 000 hectares dès les 10 prochaines années. Selon eux, un érable doit atteindre 50 à 60 ans pour être productif, d’où l’urgence d’agir.
Malgré la publication d’un Plan directeur ministériel en 2023, les engagements gouvernementaux tardent à se concrétiser.
L’acériculture québécoise représente plus de 1 milliard $ au PIB, 12 500 emplois et génère des retombées fiscales bien supérieures à celles de la coupe de feuillus. Selon les PPAQ, chaque 100 hectares d’érablières crée 16 fois plus d’emplois et rapporte 26 fois plus en impôts que la coupe forestière équivalente.