
L’entreprise duBreton s’oppose vigoureusement au plus récent plan de retrait des Éleveurs de porcs du Québec (EPQ), estimant qu’il freine la croissance des producteurs performants et nuit à la productivité de la filière.
Ce plan impose une pénalité de 40 % sur le prix des porcs livrés au-delà des volumes autorisés, une mesure instaurée après plusieurs fermetures d’usines, dont celle de Vallée-Jonction, et visant à stabiliser la production provinciale.
Pour Vincent Breton, président de duBreton, ce mécanisme empêche l’accès à de nouveaux marchés, notamment pour le porc biologique, et ne reflète pas les réalités actuelles du marché. L’entreprise, en désaccord avec les Éleveurs de porcs, tente depuis 2023 de se retirer du Plan conjoint, sans succès à ce jour.
De son côté, Louis-Philippe Roy, réélu à la présidence des EPQ, défend la mise en marché collective et les ajustements nécessaires pour éviter des excédents de production comme ceux survenus pendant la pandémie. Selon lui, les pénalités visent uniquement à couvrir les coûts de détournement des porcs à l’extérieur du Québec et à assurer l’équité entre les producteurs.
Les tensions entre duBreton et le syndicat agricole révèlent des divergences profondes sur l’avenir du secteur, entre vision collective et stratégies de spécialisation.