
Le Québec vit une année tragique sur ses chantiers routiers alors que quatre signaleurs ont perdu la vie depuis le début de 2025, un record jamais vu depuis que l’Association des installateurs et signaleurs du Québec (ARISQ) compile ces données.
Le dernier drame en date s’est produit le 17 juillet à Saint-Calixte, dans Lanaudière, où Annie Jobin, 48 ans, a été percutée mortellement par une niveleuse en marche arrière.
Contrairement aux années précédentes où les automobilistes représentaient la plus grande menace, ce sont désormais les véhicules lourds opérés sur les chantiers qui sont à l’origine de ces accidents. Depuis deux ans, tous les décès de signaleurs sont liés à de la machinerie en recul, selon Éric Laflamme, président de l’ARISQ.
Ce dernier dénonce la formation actuelle des signaleurs, qu’il juge largement insuffisante. « C’est une formation virtuelle de trois heures, suivie d’un test de dix minutes. Ensuite, on les envoie sur les routes sans réelle préparation », déplore-t-il. Il réclame une réforme urgente : des formations en personne axées sur la prévention et l’obligation d’installer des systèmes de détection de présence humaine sur les véhicules lourds.
Les autres victimes de 2025 sont Souleymane Diaby à Gatineau, Mario Ross à Drummondville et Manon Proulx à Saint-Jérôme. Le décès d’Annie Jobin, la 26e signaleuse morte au travail depuis 2008, relance les appels à une intervention gouvernementale avant que la situation n’empire davantage.