
Alors que Bellechasse et Les Etchemins se réjouissent de l’ouverture récente de nouveaux services de garde subventionnés, une directive du ministère de la Famille pourrait venir contrecarrer ces avancées.
Partout au Québec, des enfants d’immigrants titulaires de permis de travail ouverts sont évincés des CPE, une mesure qui pourrait rapidement se répercuter dans notre région si elle devait être appliquée strictement.
Avec les nouvelles installations inaugurées à Sainte-Rose-de-Watford et Saint-Damien-de-Buckland, la région espérait répondre à la pénurie de places et soutenir l’intégration des familles, y compris celles issues de l’immigration. Or, cette directive pourrait plonger certaines de ces familles dans une grande précarité, particulièrement celles venues combler les besoins criants en main-d’œuvre locale.
Les situations rapportées ailleurs, comme à Longueuil et à Québec, montrent à quel point la perte d’une place en CPE peut entraîner des conséquences en cascade : perte d’emploi pour les parents, interruption des services pour les enfants, et instabilité dans le personnel des garderies. Ces enjeux sont particulièrement préoccupants pour les régions comme la nôtre, qui misent sur l’immigration pour soutenir leur développement économique et maintenir les services de proximité.
Dans ce contexte, les nouvelles places disponibles pourraient ne pas bénéficier aux familles qui en ont pourtant urgemment besoin. Les autorités locales devront donc être vigilantes quant à l’application de cette directive, au risque de freiner les retombées positives des récents investissements en éducation préscolaire.