
Une mère de Chaudière-Appalaches remet en question la façon dont le CISSS évalue les besoins d’hébergement des jeunes autistes après avoir reçu une décision qu’elle juge inadaptée pour son fils de 17 ans.
Magaly Poulin souhaite préparer l’avenir de son adolescent, autiste de niveau 3, et rêve pour lui d’un milieu de vie stable et stimulant. Les dernières années ont été éprouvantes : accidents, suspensions scolaires et un quotidien devenu difficile à gérer, ce qui l’a convaincue qu’un nouveau départ était nécessaire.
Au cours de ses recherches, Mme Poulin découvre une ressource de type familial qui répond, selon elle, aux besoins de son fils. Après une visite concluante, elle entreprend les démarches pour qu’il y soit admis. Toutefois, après plusieurs mois d’attente, le CISSS tranche en faveur d’une résidence à assistance continue, un milieu plus institutionnel, ce qui déçoit profondément la famille. Le couple estime que l’avis des parents et des spécialistes qui suivent l’adolescent depuis longtemps aurait dû être considéré.
La neuropsychologue privée qui accompagne le jeune depuis dix ans n’a pas été consultée, au grand regret de la mère, qui déplore que la décision repose uniquement sur l’évaluation d’une travailleuse sociale du CISSS. Dans une réponse écrite, l’établissement rappelle que ses intervenants doivent réaliser une évaluation indépendante fondée sur le niveau d’autonomie et les besoins réels de la personne.
La situation, partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, a suscité un élan de soutien et de nombreux témoignages de familles vivant des défis similaires. Le couple doit maintenant décider d’accepter ou non l’offre d’ici la fin du mois, sans encore connaître l’emplacement exact du futur milieu de vie proposé.