
Les Producteurs en serre du Québec (PSQ) appellent Québec à revoir en profondeur sa tarification du carbone, qu’ils jugent pénalisante pour le secteur serricole. Réunis en assemblée générale annuelle, ils demandent que les règles du SPEDE soient harmonisées avec celles des autres provinces, afin d’assurer un retour financier direct aux entreprises et de préserver leur compétitivité.
Selon leur président André Mousseau, les entreprises doivent composer avec un environnement d’affaires de plus en plus instable, où les coûts liés au carbone aggravent une situation déjà difficile. Les PSQ soulignent que ces charges peuvent représenter jusqu’à 5 % des coûts directs de production, l’équivalent de la marge bénéficiaire pour certaines entreprises. Pour plusieurs serriculteurs, la facture imposée par la tarification du carbone fait grimper les coûts énergétiques de 20 % à 25 % par rapport aux provinces voisines.
L’Union des producteurs agricoles appuie cette demande, affirmant que cette situation unique au Québec nuit non seulement au secteur serricole, mais aussi à l’ensemble du milieu agricole. Selon les intervenants, la tarification actuelle crée un désavantage important par rapport aux producteurs des autres provinces, qui bénéficiaient de remboursements partiels jusqu’à l’abolition du régime fédéral cette année.
Les PSQ ne contestent pas l’importance de lutter contre les changements climatiques, mais estiment que le système doit être ajusté pour éviter que la compétitivité du secteur ne soit compromise. Ils réclament donc des mesures correctrices rapides afin de soutenir un secteur jugé stratégique pour l’autonomie alimentaire du Québec.