
La mise à jour économique du gouvernement, présentée le 25 novembre, a suscité de fortes réactions au Québec.
La Fédération québécoise des municipalités déplore l’absence de mesures ciblées pour soutenir les entreprises de récolte et de transport forestier, rappelant que ces travailleurs sont frappés de plein fouet par la crise actuelle.
Selon la FQM, réduire certaines cotisations n’aide en rien les entreprises à l’arrêt, qui ont plutôt besoin de liquidités pour éviter des fermetures et préserver une expertise régionale difficile à remplacer. L’organisme se réjouit toutefois du renouvellement du financement du Réseau accès PME ainsi que de la bonification du programme RénoRégion, deux mesures jugées essentielles pour les ménages vulnérables et pour le développement économique local.
Pour la région de la Beauce, le ministre Samuel Poulin met de l’avant plusieurs allègements destinés aux PME et aux travailleurs, incluant une réduction des cotisations aux régimes sociaux, un congé de contribution au Fonds des services de santé pour les secteurs forestier et agricole, ainsi qu’un financement confirmé pour le Conseil économique de Beauce. Il souligne que ces mesures contribuent à alléger les charges des entreprises tout en soutenant leur compétitivité. Du côté des travailleurs, des baisses de cotisations au RQAP et au RRQ sont annoncées, de même que des investissements visant à diminuer le fardeau fiscal des Québécois.
À l’inverse, l’Institut économique de Montréal estime que cette mise à jour reflète un manque de contrôle des dépenses publiques. L’IEDM souligne une hausse de 5,4 milliards des dépenses par rapport à l’an dernier et un déficit projeté de 12,4 milliards, sans plan détaillé pour revenir à l’équilibre budgétaire. L’organisme juge insuffisantes les économies prévues et propose plutôt des mesures comme une réduction temporaire de la taxe sur l’essence pour aider les ménages à faire face à la hausse du coût de la vie.