
Une rencontre d’information sur la nouvelle politique de maintien et de fermeture des écoles du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud s’est tenue le 6 janvier à Saint-Charles, réunissant près d’une quarantaine de personnes.
Cette démarche, appelée à se poursuivre le lendemain à Montmagny, visait à présenter une politique qui n’avait pas été révisée depuis 2008 et dont certains critères ne sont plus appliqués, notamment en matière de seuil minimal d’élèves.
La directrice générale du centre de services scolaire, Rachel Bégin, a expliqué que la révision est motivée par plusieurs facteurs, dont des budgets plus contraignants, la pénurie de main-d’œuvre, la vétusté de certains bâtiments et une hausse du nombre d’élèves ayant des besoins particuliers. Elle a aussi indiqué que plusieurs établissements comptent de très petits effectifs, certains étant déjà en transition, ce qui oblige l’organisation à revoir sa vision à l’échelle régionale.
La nouvelle mouture de la politique soulève toutefois des critiques. L’ancienne mairesse de Sainte-Claire, Guylaine Aubin, a déploré le retrait de certains éléments liés à l’implication des communautés et à la possibilité pour le milieu de proposer des solutions. Le maire de Saint-Philémon, Daniel Pouliot, a également exprimé ses inquiétudes quant à l’avenir de l’école de sa municipalité.
À l’issue de la rencontre, la direction du centre de services scolaire a invité les citoyens et les élus à transmettre leurs suggestions, qui pourraient mener à des ajustements avant l’adoption finale de la politique.