
La Municipalité de Lac-Etchemin demande à la Banque Nationale de reconsidérer la fermeture de sa succursale de la 2e Avenue, annoncée pour le 14 août 2026, et a adopté une résolution qui doit être transmise à la direction régionale de l’institution.
Dans son argumentaire, le conseil municipal souligne que la perte d’un point de service, combinée à la fermeture annoncée du guichet automatique Desjardins sur la 2e Avenue (effective le 8 février), risque de compliquer l’accès à l’argent comptant et aux services de proximité pour des citoyens moins à l’aise avec le numérique, dont des aînés et des personnes vulnérables.
Ce type de situation n’est pas isolé au Québec. Desjardins a déjà annoncé une réduction importante de points de service et de guichets d’ici 2026, une tendance qui, selon plusieurs analyses, touche davantage les clientèles vulnérables et accentue la fracture numérique en région.
Ailleurs, des municipalités et citoyens ont déjà tenté de freiner des retraits de guichets, invoquant des effets directs sur les commerces qui fonctionnent encore en partie au comptant, sur le tourisme local et sur l’autonomie des résidents n’ayant pas d’alternative proche.
À l’échelle municipale, la Fédération québécoise des municipalités documente depuis plusieurs années l’enjeu de l’accès aux services financiers de proximité et les impacts possibles en milieu rural, notamment sur l’inclusion et la vitalité des communautés.
Dans Bellechasse–Etchemins, la fermeture de Lac-Etchemin s’ajouterait à d’autres retraits récents de succursales de la Banque Nationale dans la région, alimentant les inquiétudes d’un éloignement graduel des services bancaires en dehors des centres urbains.