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Économie

Travailleurs étrangers temporaires : Bellechasse juge les nouveaux assouplissements insuffisants

today16 mars 2026

Arrière-plan
Crédit photo: Archives

Développement Économique Bellechasse estime que les nouvelles mesures annoncées par Ottawa pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires ne règlent pas le problème de fond vécu par plusieurs entreprises de la région.

Dans un communiqué publié vendredi, l’organisme salue le sursis d’un an accordé à certains employeurs, mais affirme qu’aucune réponse structurante n’a été apportée aux secteurs qui dépendent toujours de cette main-d’œuvre.

Le gouvernement fédéral a confirmé que, du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les employeurs des régions rurales admissibles pourront conserver leur nombre actuel de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire et faire passer la proportion permise de 10 % à 15 % de leur effectif. Ottawa précise aussi que les secteurs de la santé, de la construction et de la transformation alimentaire demeureront à un plafond de 20 %.

Pour Développement Économique Bellechasse, cet allègement demeure trop limité. L’organisme soutient que les travailleurs non admissibles au Programme de sélection des travailleurs qualifiés ne profiteront pas de cette annonce et que les entreprises continuent de composer avec des délais et des démarches lourdes, notamment autour des EIMT. Il affirme que certaines compagnies en viennent déjà à refuser des contrats, ralentir des projets ou réduire leurs heures d’opération.

La Fédération québécoise des municipalités partage ce constat. Elle parle de mesures partielles et temporaires, réclame le retour d’une durée maximale de deux ans pour les postes à bas salaire plutôt qu’un an, et demande que le plafond régional soit rétabli à au moins 20 %. La FQM souligne aussi que la notion de « régions rurales admissibles » demeure floue, ce qui alimente l’incertitude pour plusieurs territoires.

Développement Économique Bellechasse réitère enfin ses demandes aux gouvernements, dont la réouverture des volets du PEQ, la stabilisation du PSTQ, une meilleure harmonisation entre Québec et Ottawa et un assouplissement des EIMT pour les secteurs essentiels. Son directeur général, Alain Vallières, estime que sans trajectoires plus simples et prévisibles, la pénurie de main-d’œuvre continuera de fragiliser l’économie régionale.

Écrit par: Nathan Piret


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