
Le débat sur la taxation du contingent acéricole refait surface à Québec avec le député péquiste Alex Boissonneault propose que le volume de production attribué aux érablières ne soit plus pris en compte dans l’évaluation foncière municipale, afin de freiner la hausse des comptes de taxes chez les acériculteurs.
Le Parti québécois affirme que la pratique s’étendrait maintenant à près de 105 municipalités et évoque des hausses très importantes dans certains dossiers.
L’enjeu dépasse toutefois la seule proposition du PQ. Dès l’automne 2025, l’UPA du Centre-du-Québec soutenait déjà que certains évaluateurs municipaux intégraient la valeur du contingent acéricole à l’évaluation foncière des érablières, ce qui contribuait à alourdir le fardeau fiscal imposé aux entreprises. De leur côté, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec ont aussi multiplié les interventions au cours des derniers mois pour dénoncer cette pratique, soutenant que le contingent devrait être considéré comme un outil de mise en marché plutôt que comme une valeur foncière additionnelle.
La sortie du PQ vient donc remettre une pression politique sur ce dossier déjà bien présent dans le milieu acéricole. Au moment d’écrire ces lignes, aucune réaction gouvernementale détaillée n’avait été retrouvée dans les sources consultées sur cette proposition précise. Le débat porte maintenant autant sur la fiscalité municipale que sur la façon d’évaluer la valeur réelle d’une érablière dans un secteur où les producteurs disent déjà composer avec des marges plus serrées.