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Le dossier d’un faux inspecteur de thermopompes condamné à près de 75 000 $ d’amendes a aussi une résonance régionale, alors que des passages liés à ses entreprises ont été rapportés dans Bellechasse.
Selon le Journal de Québec, Alexandre Patoine-Nasfi, un entrepreneur de la région de Québec, a été sanctionné pour avoir fait du porte-à-porte sans les permis requis, en se présentant notamment comme un inspecteur de thermopompes. L’homme et son entreprise Alliance Global Protection proposaient des contrats d’entretien de thermopompes sur dix ans, pour des montants généralement situés entre 2500 $ et 3000 $.
L’Office de la protection du consommateur indique que les infractions ont été commises dans plusieurs municipalités du Québec, dont Saint-Prosper, ce qui confirme que le dossier touche directement Les Etchemins. La méthode rapportée consistait à se présenter chez des consommateurs ou à obtenir un rendez-vous en laissant croire qu’une inspection de thermopompe était nécessaire.
Le Journal rapporte aussi que l’entrepreneur aurait faussement affirmé être mandaté par l’installateur de l’appareil, par l’Office de la protection du consommateur ou par l’Association professionnelle des constructeurs d’habitation du Québec. Le dossier dépasse toutefois la seule vente de contrats d’entretien. L’entrepreneur était aussi lié à NovaHabitat, une autre entreprise dont la licence en construction avait été annulée par la Régie du bâtiment du Québec.
Selon le Journal de Québec, la RBQ reprochait notamment à cette entreprise d’avoir exploité des personnes âgées et d’avoir réalisé des travaux bâclés. Un signalement citoyen publié en janvier sur Spotted Bellechasse mentionnait d’ailleurs le passage d’un représentant associé à NovaHabitat dans le secteur de Bellechasse.
Dans cette publication, une personne affirmait que ses parents avaient été sollicités par téléphone pour une subvention liée à l’isolation d’un entretoit, avant de recevoir la visite d’un représentant. Le même signalement indiquait qu’un numéro de licence RBQ affiché sur le véhicule aurait été vérifié sans être retrouvé comme valide. Pris seul, ce type de témoignage citoyen ne permet pas d’établir tous les faits, mais il montre que des inquiétudes existaient déjà dans la région avant la condamnation rapportée cette semaine.
Pour Bellechasse et Les Etchemins, le dossier rappelle que les pratiques douteuses de porte-à-porte ne visent pas seulement les grands centres. Les citoyens, particulièrement les personnes âgées ou vulnérables, peuvent être approchés à domicile avec un discours qui semble officiel, urgent ou rassurant.
Avant de signer un contrat, il demeure important de vérifier l’identité du représentant, la validité des permis, l’existence réelle de l’entreprise et de refuser toute pression pour prendre une décision immédiate.
Écrit par: Nathan Piret
Intégration et infographie: FOLO