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today25 août 2026

La visite de Mark Carney à Lévis lundi a permis de préciser la stratégie que souhaitent adopter Ottawa et Québec face à l’escalade commerciale avec les États-Unis.
Questionnés à plusieurs reprises sur les représailles possibles, les deux premiers ministres ont défendu une réponse ferme, mais ciblée.
Carney reconnaît maintenant qu’une riposte systématiquement « dollar pour dollar », comme celle annoncée samedi, serait difficile à maintenir puisque l’économie américaine est beaucoup plus importante. Ottawa veut plutôt identifier les mesures capables d’exercer une pression maximale sur Washington tout en limitant les dommages pour les entreprises canadiennes.
Christine Fréchette défend une approche similaire. Elle souhaite des contre-mesures « nichées » et ciblées, estimant que la première vague de représailles avait également eu des conséquences négatives pour certaines entreprises québécoises. Elle dit avoir consulté des dirigeants d’entreprises afin de déterminer où frapper et, surtout, quelles mesures éviter.
Interrogés à Lévis sur la possibilité d’utiliser l’électricité ou les minéraux critiques comme moyens de pression, ni Carney ni Fréchette n’ont fermé complètement la porte. La première ministre québécoise affirme ne pas avoir envisagé jusqu’ici ces scénarios, mais considère que « rien n’est exclu ».
Carney privilégie pour l’instant une stratégie parallèle : renforcer les industries canadiennes, acheter davantage au pays et diversifier les partenaires commerciaux. Le contrat de 11,3 milliards de dollars annoncé à Davie était d’ailleurs présenté lundi comme un exemple concret de cette volonté.
Cette position intervient alors que Donald Trump menace maintenant d’imposer des tarifs de 50 % au secteur automobile canadien dès janvier 2027. Carney estime que les conditions américaines visent directement des industries stratégiques comme l’automobile, l’acier et l’aluminium.
Pour Chaudière-Appalaches, fortement manufacturière et dépendante
Écrit par: Nathan Piret
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Intégration et infographie: FOLO