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Transports

Le troisième lien rattrapé par les inquiétudes de l’UNESCO

today3 septembre 2026

Arrière-plan
Bruno Marchand

Le projet de troisième lien entre Québec et Lévis fait face à un nouvel enjeu alors que l’UNESCO souhaite connaître ses impacts potentiels sur le patrimoine du Vieux-Québec.

L’organisation affirme ne pas avoir reçu de notification officielle concernant le projet et estime qu’une évaluation patrimoniale devra être réalisée.

Au cœur des préoccupations se trouve notamment le paysage visible depuis le cap Diamant. Le Vieux-Québec est inscrit au patrimoine mondial depuis 1985, une reconnaissance qui repose autant sur ses fortifications et son architecture que sur son environnement historique.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a déjà prévenu qu’il s’opposerait à un projet qui mettrait cette reconnaissance en péril, qualifiant le statut de l’UNESCO d’important moteur économique et touristique pour la région.

La première ministre Christine Fréchette maintient toutefois le projet et indique que le gouvernement communiquera avec l’UNESCO lorsque le corridor et les caractéristiques de l’infrastructure seront suffisamment précisés.

L’enjeu touche directement Chaudière-Appalaches puisque Québec présente le troisième lien comme un moyen d’améliorer la mobilité entre les deux rives et de sécuriser le transport des marchandises dans l’Est du Québec. Le projet est toujours à l’étape de la planification et un appel d’intérêt auprès du secteur privé a été lancé en juin.

Dans Bellechasse, Stéphanie Lachance défend depuis plusieurs mois le projet, qu’elle associe aux déplacements des travailleurs, des familles et des entreprises vers Québec et Lévis. Elle estime qu’un nouveau lien dans l’est répondrait notamment aux besoins des citoyens qui dépendent quotidiennement du réseau routier.

Les inquiétudes de l’UNESCO ajoutent donc une nouvelle contrainte à un dossier déjà au cœur de la campagne électorale dans Bellechasse, où les candidats s’opposent autant sur la forme du troisième lien que sur sa nécessité.

Écrit par: Nathan Piret