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    17 septembre 2026 - Frigos Pleins avec Linda Bouchard

Société

Travailleurs étrangers ou main-d’œuvre locale : le débat s’invite chez les agriculteurs de Bellechasse

today17 septembre 2026

Arrière-plan

Comment réduire la dépendance des fermes aux travailleurs étrangers temporaires sans aggraver la pénurie de main-d’œuvre ? La question a donné lieu à un échange particulièrement intéressant entre producteurs mercredi à Honfleur.

Un agriculteur présent a proposé que Québec offre un incitatif financier aux fermes qui réussissent à recruter des travailleurs locaux, évoquant par exemple un soutien de monétaire par employé. L’idée serait également de faire découvrir davantage le métier aux Québécois et éventuellement de favoriser l’émergence d’une relève.

D’autres producteurs ont toutefois rappelé que les travailleurs étrangers sont devenus difficiles à remplacer dans plusieurs exploitations, particulièrement lorsque les horaires sont longs, variables et fortement dépendants des saisons.

La discussion illustre bien le dilemme vécu actuellement dans la région. L’UPA offre déjà aux producteurs des services permettant de recruter autant de la main-d’œuvre locale que des travailleurs étrangers, mais une demande de travailleurs temporaires peut nécessiter de 20 à 26 semaines de démarches. Les employeurs doivent également démontrer qu’ils ont d’abord tenté de recruter des Canadiens ou des résidents permanents.

Dans Bellechasse, le milieu économique réclame pourtant depuis plusieurs mois un meilleur accès à l’immigration économique. Développement Économique Bellechasse soutient que le très faible chômage et les besoins des entreprises rendent les travailleurs étrangers essentiels à la vitalité économique du territoire.

Le débat n’oppose donc pas simplement immigration et travailleurs québécois : il pose surtout la question de savoir comment les fermes pourront trouver suffisamment de bras dans les prochaines années.

Écrit par: Nathan Piret