
Alors que la région de Chaudière-Appalaches respire à peine après l’annonce d’un sursis de 30 jours sur les tarifs douaniers américains, plusieurs entreprises s’apprêtent tout de même à procéder à des mises à pied.
Face à l’incertitude persistante, des manufacturiers anticipent des pertes et prennent des décisions stratégiques difficiles.
Hélène Latulippe, directrice générale du Conseil économique de Beauce (CEB), confirme que plusieurs employeurs préparent déjà des avis de licenciement pour respecter les délais de préavis imposés par la CNESST. Certaines entreprises envisagent même de relocaliser une partie de leur production aux États-Unis, menaçant des centaines d’emplois québécois.
Les exportateurs, particulièrement ceux de la Beauce et de Bellechasse, sont en attente de réponses sur la répartition des hausses de coûts. Avec 65 % des entreprises de la région dépendantes du marché américain, un blocage prolongé pourrait provoquer des baisses de production, des fermetures de quarts de travail et des délocalisations.
La visite du premier ministre François Legault en Beauce, ce jeudi, est attendue avec impatience. Les acteurs économiques souhaitent le sensibiliser à la fragilité du commerce régional et lui soumettre des solutions pour préserver l’emploi et maintenir la production locale.