
L’Institut économique de Montréal (IEDM) tire la sonnette d’alarme sur les répercussions du partage obligatoire des réseaux de télécommunications au Canada.
Dans une note économique publiée le 10 juin, l’organisme estime que cette politique, étendue à l’ensemble du pays depuis 2024, compromet les incitatifs à investir dans les infrastructures numériques.
Introduit dans les années 1990, le partage de réseaux permet à des fournisseurs d’utiliser à faible coût les réseaux de leurs concurrents. Selon l’IEDM, cette mesure favoriserait un comportement de « passager clandestin », dissuadant les entreprises d’investir dans leurs propres infrastructures.
En 2023, les investissements dans les télécommunications étaient inférieurs de 600 millions de dollars, comparativement à 2019. Un grand fournisseur a annoncé une réduction de plus d’un milliard de dollars de ses investissements futurs, dont 700 millions dès 2024-2025.
Le gouvernement du Québec partage ces préoccupations, notamment pour les petits fournisseurs régionaux. L’IEDM recommande d’abolir cette politique ou d’y imposer des limites selon la taille des revendeurs.