
L’Institut économique de Montréal (IEDM) tire la sonnette d’alarme après la décision du CRTC de maintenir l’obligation pour les grandes entreprises de télécommunications de partager leurs infrastructures de fibre optique à des tarifs réglementés.
Selon l’IEDM, cette mesure freine les incitatifs à investir dans les réseaux et met en péril la connectivité à long terme au Canada.
Renaud Brossard, vice-président aux communications de l’IEDM, soutient que cette approche crée un déséquilibre où certains fournisseurs profitent d’un réseau qu’ils n’ont pas contribué à développer. Le think tank évoque un phénomène de « passager clandestin », qui, selon lui, démotive les acteurs à moderniser ou à étendre leurs infrastructures.
Une grande entreprise du secteur aurait déjà réagi en annonçant une réduction de plus d’un milliard de dollars dans ses investissements, dont 700 M$ pour la période 2024-2025, à la suite de l’élargissement de cette politique à l’échelle nationale l’an dernier.
Pour l’IEDM, cette orientation nuit à la compétitivité numérique du pays et risque d’aggraver la qualité des services. L’organisme critique la vision du CRTC, qu’il juge dépassée, et plaide plutôt pour la levée des barrières réglementaires à l’entrée afin de stimuler une concurrence véritablement fondée sur les infrastructures.