
L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille favorablement les grandes orientations de la nouvelle Politique bioalimentaire 2025-2035, mais déplore l’écart entre les besoins du milieu et le financement annoncé.
Le gouvernement du Québec prévoit investir 1 milliard de dollars sur cinq ans, une somme jugée insuffisante par l’organisation pour relever les défis économiques et climatiques du secteur.
Le président général de l’UPA, Martin Caron, rappelle que plusieurs recommandations issues de la mobilisation agricole de juin 2024 ont été intégrées dans la politique, notamment celles visant à améliorer la compétitivité des entreprises et leur adaptation aux nouvelles réalités. Toutefois, il estime que les conditions financières nécessaires pour assurer la pérennité du secteur ne sont pas réunies.
Le revenu net du secteur agricole québécois a chuté drastiquement, passant de 1,2 milliard en 2021 à une perte prévue de 128 millions en 2025, tandis que la dette agricole a atteint 32 milliards de dollars en 2024. Selon M. Caron, le Québec consacre moins de 1 % de ses dépenses publiques à l’agriculture, alors que la moyenne mondiale est de 2 %.
L’UPA presse donc le gouvernement de rehausser considérablement son soutien financier afin de permettre aux producteurs de traverser la crise actuelle et d’assurer le transfert des fermes à la relève.