
L’Union des producteurs agricoles (UPA) et plusieurs organisations du secteur horticole demandent aux gouvernements d’intervenir rapidement pour soutenir la compétitivité des entreprises.
Réunis autour d’une position commune, les représentants des maraîchers, serriculteurs, producteurs de pommes de terre, de fraises, de framboises et de légumes de transformation dénoncent un environnement d’affaires de plus en plus difficile, marqué par la concurrence internationale, la hausse des coûts et des processus réglementaires jugés trop lourds.
Selon le président général de l’UPA, Martin Caron, ces pressions nuisent directement à l’autonomie alimentaire du Québec. La présidente de l’Association des producteurs maraîchers du Québec, Catherine Lefebvre, estime pour sa part que les exigences réglementaires imposées ici ne correspondent pas aux réalités des marchés étrangers, créant un déséquilibre qui pénalise les entreprises d’ici sur leur propre territoire.
Les organisations réclament notamment des allègements administratifs, citant des règles coûteuses et difficiles à appliquer : gestion de l’eau de lavage, prélèvements d’eau, plastiques agricoles ou encore obligations de collecte sélective. Elles dénoncent aussi la multiplication des formulaires et démarches, qui complique le travail sur le terrain.
Le communiqué souligne également l’urgence de revoir les programmes de gestion des risques, jugés insuffisants face à la multiplication des événements climatiques extrêmes. Les producteurs demandent une augmentation du soutien provenant du Fonds d’électrification et de changements climatiques pour permettre une adaptation plus rapide.
Les organisations insistent enfin sur la nécessité d’une plus grande vigilance quant à l’origine des produits offerts sur le marché, rappelant que la protection du garde-manger québécois passe par des normes équitables dans les accords commerciaux et une priorité accrue à l’achat d’aliments d’ici dans les institutions publiques.