
Alors que le gouvernement poursuit la fin progressive du recours aux agences privées dans le réseau de la santé, le président du regroupement des Entreprises privées de personnel soignant du Québec (EPPSQ), Patrice Lapointe, lance un cri d’alarme.
Selon lui, ce sont les citoyens qui paient le prix de cette décision, alors que le réseau public ne parvient pas à combler les besoins en personnel.
Depuis plus de deux ans, l’industrie tente d’alerter le gouvernement sur le rôle essentiel que jouent les agences, notamment pour assurer les quarts de travail moins prisés. La fermeture récente de l’unité des naissances de l’Hôpital Notre-Dame en raison d’un manque de personnel est évoquée comme un exemple concret des impacts.
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui soutenait initialement la fin des agences privées, critique désormais le manque d’embauches pour compenser les départs. Cette volte-face alimente les tensions, alors que l’EPPSQ avertit que le recours au temps supplémentaire obligatoire dans le réseau public risque d’augmenter, entraînant fatigue et surcoûts.
Depuis le 1er avril, la mesure est déjà en vigueur dans cinq régions, dont Chaudière-Appalaches. Elle sera étendue à l’ensemble du Québec d’ici octobre 2026, suscitant de nombreuses inquiétudes quant à la capacité du réseau à maintenir ses services.