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Culture

Un pan de l’histoire de Beaumont ressurgit sous l’église Saint-Étienne

today5 juin 2025

Arrière-plan
(Crédit Photo : sbdb.ca)

Une page méconnue du patrimoine funéraire local a été dévoilée le 19 mai à l’église Saint-Étienne à Beaumont, alors que le chercheur et résident Pierre Beaudet a présenté le fruit de ses travaux mettant en lumière l’inhumation de 135 personnes sous le plancher même de l’église, entre 1698 et 1890.

Réalisée en collaboration avec son frère André, aujourd’hui décédé, et la fabrique Saint-Benoît de Bellechasse, cette recherche a été dévoilée devant une centaine de personnes. Deux moments forts ont marqué l’événement : l’inauguration d’une plaque commémorative et le lancement de la brochure Sous l’ombre du clocher 1695-1763, premier jalon d’un projet plus vaste d’environ 600 pages.

Selon les découvertes de M. Beaudet, huit curés auraient été inhumés dans le chœur de l’église et 127 paroissiens sous la nef. Une première liste existait depuis 1943, mais la présente démarche est la plus complète à ce jour. Toutefois, les registres de l’époque ne permettent pas de localiser précisément les sépultures à l’intérieur de l’édifice.

M Beaudet a aussi souligné que les pratiques d’inhumation de l’époque impliquaient de très faibles profondeurs et des dépouilles souvent sans cercueil, ce qui laisse supposer la présence d’ossements sous les bancs de l’église. L’usage de l’espace en tant que cimetière soulevait déjà des enjeux d’hygiène au XIXe siècle, menant à des modifications des pratiques en 1847.

Parallèlement à cette recherche, l’auteur a pu documenter que le tout premier cimetière de Beaumont, désormais occupé par un stationnement et un passage piétonnier, aurait accueilli plus de 2 800 sépultures entre 1695 et 1892.

Pour Denis Breton, président de l’assemblée de la Fabrique, l’initiative est une occasion de raviver la mémoire collective. « Ces hommes et ces femmes enterrés ici sont ceux qui ont bâti notre communauté. Leur redonner une voix, c’est rendre hommage à notre histoire. »

Écrit par: Nathan Piret