
Un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) met en lumière les tensions grandissantes entre le Québec et l’administration Trump.
Selon les données obtenues par Le Journal, plus de 51 % des Québécois ont annulé un voyage aux États-Unis, et les déplacements d’affaires vers le sud ont chuté de 41 %, alimentant les frictions diplomatiques.
L’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, a réagi en reprochant aux Canadiens leur attitude, citant le boycottage de l’alcool américain et le refus de traverser la frontière comme des gestes perçus comme hostiles. Il justifie ainsi les propos du président Donald Trump qui qualifie désormais le Canada — et particulièrement le Québec — de « mean and nasty », soit « méchants et désagréables ».
François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI, affirme que cette rupture a des impacts réels sur les PME. Toutefois, elle pourrait aussi profiter à l’économie locale : 57 % des Québécois comptent voyager au Québec cet été, et 25 % prévoient même y dépenser davantage. Cela représenterait des retombées significatives pour les entreprises régionales, qui conservent une part bien plus importante des dollars dépensés que les multinationales.
Alors que certains élus américains, notamment au Vermont, tentent de raviver les liens historiques en rebaptisant des rues pour séduire les visiteurs québécois, la fracture semble pour l’instant bien réelle. Le malaise est profond et alimente un repli identitaire économique au Québec.