
Le Québec pourrait connaître un ralentissement marqué de sa croissance démographique d’ici 2051, selon les plus récentes projections de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
En cause : la réduction de l’immigration temporaire et permanente, combinée à une baisse du taux de fécondité.
La population québécoise, estimée à 9,11 millions en janvier 2025, pourrait diminuer à court terme avant de plafonner autour de 9,2 millions d’habitants d’ici le milieu du siècle. Entre 2025 et 2029, une décroissance de près de 90 000 personnes est anticipée, principalement en raison de la chute prévue du nombre de résidents temporaires, passant de 600 000 à 375 000.
La fécondité poursuit également sa tendance à la baisse, avec un taux de 1,4 enfant par femme en 2025, contre 1,5 en 2024. Cela entraînerait un vieillissement marqué de la population, dont l’âge moyen atteindrait 46 ans en 2051.
Certaines régions continueront toutefois de croître, comme la Capitale-Nationale (+21 %) et Chaudière-Appalaches (+17 %) entre 2021 et 2051. À l’opposé, la Côte-Nord verrait sa population chuter de 17 %, et Montréal pourrait enregistrer une décroissance de 4,5 %, en contraste avec les prévisions positives de l’an dernier.
Malgré cette stagnation de la population, les besoins en logements continueraient d’augmenter, notamment en raison de la croissance du nombre de ménages composés de personnes seules et de la hausse des aînés en résidences collectives. L’ISQ anticipe une hausse de 14 % des besoins en logements entre 2021 et 2051.