
La situation routière continue de se dégrader au Québec, et la région de Chaudière-Appalaches n’y échappe pas.
Selon les plus récentes données du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), 62 % des routes de la région sont désormais considérées en mauvais état, ce qui en fait la troisième région la plus touchée après l’Abitibi-Témiscamingue (70 %) et l’Estrie (63 %).
À l’échelle provinciale, plus de la moitié du réseau routier est jugée vétuste, marquant une détérioration d’un point de pourcentage en un an. Ce recul s’inscrit dans une tendance lourde où les efforts d’entretien ne parviennent pas à rattraper l’usure du réseau.
Le rapport du comité d’experts indépendants du MTMD souligne de fortes disparités entre les régions, pointant notamment un manque de vision stratégique dans certaines directions générales territoriales. Il critique la gestion au jour le jour et l’absence de plans cohérents dans plusieurs secteurs.
En Chaudière-Appalaches, comme ailleurs, les usagers doivent composer avec une multiplication des nids-de-poule, des ornières et des tronçons difficilement carrossables. Une réalité qui affecte non seulement la sécurité et le confort des déplacements, mais aussi l’attrait touristique et la vitalité économique des localités.
Face à cette dégradation, plusieurs élus et citoyens demandent des investissements mieux répartis et plus ambitieux pour rétablir l’état du réseau, qui demeure l’un des piliers essentiels de la mobilité et du développement régional.