
En Chaudière-Appalaches, la relève agricole représente à peine 20 % des agriculteurs, selon l’Union des producteurs agricoles (UPA).
Dans Bellechasse et Les Etchemins, le problème est accentué par une hausse marquée du prix des terres, pouvant atteindre près de 12 776 $ l’hectare, et par un faible nombre de jeunes prêts à reprendre les fermes familiales. Cette situation inquiète les producteurs, alors que le maintien de la production locale repose sur le renouvellement des exploitants.
Le programme « Jeunes à la ferme », mis en place par l’UPA, permet à des adolescents de 14 à 18 ans de réaliser un stage gratuit auprès d’agriculteurs. Depuis 2018, plus de 300 jeunes y ont participé, plusieurs choisissant ensuite de travailler dans le milieu. Malgré cet apport, des postes demeurent affichés chaque semaine, signe que la demande reste forte.
À Bellechasse, le Plan de développement de la zone agricole mise sur la valorisation de la relève et sur la création de services de remplacement pour permettre aux agriculteurs de souffler. Dans Les Etchemins, des initiatives locales favorisent l’accompagnement, notamment par le soutien du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui offre mentorat, formation et suivi personnalisé durant les cinq premières années d’installation.
Ces mesures facilitent l’intégration de nouveaux producteurs, mais ne suffisent pas à lever les obstacles majeurs. Le coût élevé des terres, la lourdeur administrative et les exigences physiques du métier continuent de freiner l’arrivée de jeunes dans le secteur. Sans un renforcement des incitatifs et un soutien accru, la pérennité du tissu agricole régional demeure menacée.