
Moins de 4 % des fermes québécoises ont reçu une aide du Fonds d’électrification et de changements climatiques (FECC) entre 2013 et 2024, déplore l’Union des producteurs agricoles (UPA).
L’organisation estime que ce soutien demeure largement insuffisant alors que les agriculteurs assument des coûts croissants liés aux politiques climatiques.
Selon les données du ministère de l’Environnement, seulement 1 133 des 29 380 entreprises agricoles du Québec ont bénéficié d’un appui financier, pour un total de 216 M$. Pendant la même période, la contribution directe des producteurs au FECC via l’achat de propane et d’autres carburants a atteint 482 M$, soit plus du double. L’UPA calcule ainsi un manque à gagner de 266 M$ pour le secteur.
Le président général Martin Caron estime que les programmes actuels défavorisent certains secteurs, notamment celui des grains, qui contribue fortement au fonds sans avoir beaucoup d’alternatives pour réduire ses émissions. Ce secteur aurait versé près de 125 M$, mais n’aurait reçu que 1,5 % des aides.
L’UPA avertit que la situation risque de s’aggraver puisque les contributions des agriculteurs au FECC pourraient atteindre entre 400 et 500 M$ au cours des cinq prochaines années, alors que le soutien annoncé ne dépasserait pas 187 M$. Selon un sondage mené par l’organisation, 75 % des producteurs souhaitent obtenir un remboursement direct.
Pour l’UPA, le gouvernement doit corriger rapidement le déséquilibre afin de préserver la compétitivité des fermes québécoises et assurer leur capacité à s’adapter aux changements climatiques.