
La députée fédérale Dominique Vien a réagi au débat entourant la réforme du Programme des travailleurs étrangers temporaires, en soulignant l’importance d’une approche souple et respectueuse des réalités régionales.
Selon elle, les modifications récentes imposées par Ottawa ont créé une incertitude préjudiciable pour les entreprises de la Chaudière-Appalaches et de la grande région de Québec.
Mme Vien rappelle que dans plusieurs secteurs manufacturiers et agricoles, le taux de chômage se situe bien en dessous de la moyenne provinciale, ce qui rend la main-d’œuvre étrangère indispensable. Elle déplore que le gouvernement fédéral ait changé les règles « du jour au lendemain », limitant la proportion de travailleurs temporaires qu’une entreprise peut embaucher. « On ne peut pas appliquer les mêmes politiques à Montréal et dans les régions rurales où chaque emploi compte », a-t-elle insisté.
La députée soutient qu’une réforme du programme est nécessaire, mais qu’elle doit être planifiée sur plusieurs années afin de donner aux employeurs le temps de s’ajuster. Elle appuie la proposition conservatrice d’accorder une période de transition de cinq ans aux entreprises situées dans les régions où le taux de chômage est inférieur à 5,5 %, leur permettant de conserver leurs travailleurs actuels tout en préparant l’avenir.
Mme Vien reconnaît également l’importance de mieux encadrer les conditions de séjour et de travail des travailleurs étrangers, tout en leur assurant des règles claires et stables. « Ces personnes contribuent à notre économie et méritent le respect et la prévisibilité », a-t-elle affirmé.
Elle a enfin rappelé que Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada, présentera cette vision lors de son passage à la Chambre de commerce de Québec, le 6 novembre, à la suite du dépôt du budget fédéral.