
L’Union des producteurs agricoles demande au gouvernement du Québec de renforcer la protection du territoire agricole dans le cadre du projet de loi no 5, qui vise à accélérer l’octroi des autorisations pour des projets prioritaires et d’envergure nationale.
Quelques heures avant sa participation aux consultations particulières et aux auditions publiques de la Commission des finances publiques, le président général de l’UPA, Martin Caron, a rappelé que, si le développement de projets structurants en énergie, en transport ou en économie est important, il ne doit pas compromettre les principes d’aménagement du territoire, la protection des ressources collectives ni l’acceptabilité sociale. Il estime que la préservation des terres agricoles constitue un enjeu de société tout aussi fondamental.
Dans son mémoire, l’UPA souligne que la zone agricole cultivable ne représente qu’environ 2 % du territoire québécois et demeure une ressource limitée et non renouvelable. L’organisation rappelle qu’au cours des dix dernières années, plus de 17 000 hectares auraient été convertis à d’autres usages, notamment en raison de l’étalement urbain et de projets industriels ou d’infrastructures.
L’UPA souhaite que le gouvernement retire la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles ainsi que la Loi sur l’acquisition de terres agricoles par des non-résidents de la liste des lois dont l’application pourrait être suspendue dans le cadre du projet de loi. Elle demande également des critères plus précis pour qualifier les projets, ainsi que des garanties accrues en matière de transparence et de consultations publiques.