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Politique

Stéphanie Lachance et Samuel Poulin interpellent Ottawa sur les travailleurs étrangers temporaires

today24 février 2026

Arrière-plan
Samuel Poulin et Stéphanie Lachance

La députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance, et le ministre Samuel Poulin ont pris la parole publiquement au sujet des impacts des nouvelles règles encadrant les travailleurs étrangers temporaires sur les entreprises de la région.

Tous deux ont concentré leurs interventions sur les modifications récentes au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et sur leurs répercussions concrètes pour les PME manufacturières et agricoles.

Ils ont notamment dénoncé la limite fédérale fixée à 10 % pour les postes à bas salaire dans plusieurs secteurs ainsi que le rehaussement des seuils salariaux, des mesures qui compliqueraient le renouvellement des permis de travail et l’embauche de nouveaux travailleurs. Selon eux, ces changements surviennent dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre demeure bien réelle dans Bellechasse et dans plusieurs régions du Québec.

Les deux élus ont également rappelé que, au Québec, les employeurs doivent composer avec une double démarche, soit l’obtention d’une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) et d’un certificat d’acceptation du Québec (CAQ), en plus des exigences liées à la francisation. Ils ont soutenu que l’accumulation de ces règles alourdit le processus pour des entreprises qui disent dépendre de cette main-d’œuvre pour maintenir leurs opérations.

Stéphanie Lachance et Samuel Poulin ont insisté sur la nécessité d’ajustements et d’une meilleure collaboration entre Québec et Ottawa afin d’éviter que certaines entreprises régionales ne se retrouvent en situation précaire faute de travailleurs disponibles.

 

Règles resserrées et pression accrue sur les entreprises du Québec

 

Les modifications récentes apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), tant au niveau fédéral qu’à l’échelle du Québec, suscitent de vives préoccupations chez des entreprises de la région, c’est ce qu’ont expliqué Stéphanie Lachance et Samuel Poulin lors d’une discussion portant sur la pénurie de main-d’œuvre. Le PTET permet aux employeurs canadiens d’embaucher des travailleurs étrangers pour des postes temporaires lorsque des Canadiens ne sont pas disponibles, mais il comporte désormais des exigences plus strictes en matière de seuils et de conditions.

Au Québec, les employeurs doivent non seulement obtenir une évaluation de l’impact sur le marché du travail (EIMT) au fédéral, mais aussi un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) délivré par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) pour que le travailleur puisse être embauché légalement. Cette double obligation vise à s’assurer que l’embauche aura un effet neutre ou positif sur le marché du travail local.

Depuis décembre 2025, le Québec exige aussi que les entreprises respectent le processus de francisation lorsqu’elles présentent certaines demandes de permis, notamment pour les postes visés par des EIMT. Les employeurs de 25 salariés ou plus doivent démontrer leur conformité à la Charte de la langue française, ce qui peut inclure des attestations d’inscription ou d’application d’un programme de français, sous peine de voir leur demande refusée.

De plus, des nouvelles exigences de compétence en français oral ont été introduites pour les travailleurs qui accumulent trois ans de travail au Québec dans le cadre du PTET. Ces travailleurs devront démontrer un niveau de français suffisant pour assurer des communications de base, bien que des périodes transitoires soient prévues pour les travailleurs déjà présents dans la province.

Parallèlement, des changements administratifs ont été apportés à certains programmes québécois de passage vers la résidence permanente autrefois disponibles pour les travailleurs temporaires, comme le programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui a été suspendu puis définitivement fermé en 2025. Cette évolution réduit les voies d’accès vers un statut permanent pour ceux qui espéraient s’établir durablement au Québec après une expérience de travail temporaire.

Dans ce contexte complexe, les représentants régionaux ont insisté sur la nécessité de clarifications réglementaires et d’un soutien accru pour les PME qui dépendent de ces travailleurs afin de maintenir leurs activités, faire face à la pénurie de main-d’œuvre et s’adapter à ces changements rapides dans les politiques d’immigration et de travail.

Écrit par: Nathan Piret


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