
Le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud répond aux critiques formulées cette semaine par le Syndicat de l’enseignement de la Côte-du-Sud au sujet de la promotion d’élèves qui n’auraient pas tous les acquis nécessaires.
Dans un communiqué diffusé le 24 avril, le CSSCS affirme que les décisions de promotion ou de redoublement ne sont jamais prises de façon unilatérale, mais dans le cadre d’une concertation réunissant notamment enseignants, techniciens en éducation spécialisée, professionnels, directions et parents. Il ajoute que la direction d’établissement demeure responsable du classement de l’élève à partir d’un portrait global de sa situation.
Cette mise au point survient après la diffusion de données syndicales jugées préoccupantes. Selon les résultats rendus publics par le syndicat et la FSE-CSQ, 21 % des enseignants consultés dans la Côte-du-Sud disent que certains élèves ont été promus malgré une recommandation de redoublement ou de transfert, et environ un sur dix affirme avoir subi des pressions. À plus grande échelle, la fédération syndicale soutient aussi que 35 % des enseignants du secondaire estiment que plus du quart de leurs élèves ont été promus sans les acquis nécessaires.
Dans sa réponse, le CSSCS rappelle que le régime pédagogique québécois fonctionne par cycles d’apprentissage de deux ans jusqu’à la 2e secondaire, ce qui fait qu’un redoublement est généralement envisagé à la fin d’un cycle plutôt qu’au début. Le centre de services scolaire soutient également qu’il offre de la formation continue au personnel enseignant en matière d’évaluation et affirme vouloir poursuivre le dialogue, en insistant sur l’importance de décisions rigoureuses, équitables et prises dans l’intérêt de la réussite à long terme des élèves.