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    23 septembre 2026 - Le débat des candidat de Bellechasse - pt2

environnement

L’UPA demande que les projets énergétiques évitent les terres agricoles

today24 septembre 2026

Arrière-plan
Le président de l’UPA de Chaudière-Appalaches James Allen. (Crédit photo: Gracieuseté)

À moins de deux semaines du scrutin provincial, l’UPA de la Chaudière-Appalaches interpelle les candidats sur la multiplication des projets énergétiques et demande que les terres agricoles et les érablières soient évitées dès leur conception.

La Fédération rappelle le poids du secteur dans la région : 5 692 exploitations agricoles, près de 2 milliards de dollars de recettes provenant du marché et plus de 8 000 emplois directs. Chaudière-Appalaches constitue ainsi la deuxième région bioalimentaire en importance au Québec.

La sortie trouve un écho particulier dans Bellechasse, où deux dossiers énergétiques soulèvent déjà des préoccupations : le futur axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent d’Hydro-Québec et le développement potentiel de nouveaux parcs éoliens.

Selon l’UPA, les lignes électriques, postes, éoliennes et infrastructures connexes peuvent réduire les superficies cultivables, morceler les terres, compliquer le passage de la machinerie et le drainage, en plus d’affecter des érablières et le développement futur des entreprises.

Dans le dossier Appalaches–Bas-Saint-Laurent, Hydro-Québec étudie actuellement deux grandes options traversant notamment Bellechasse. La société d’État reconnaît que les tracés proposés se trouvent principalement sur des propriétés privées et en milieu agricole, tout en affirmant chercher à limiter l’empiétement sur les érablières.

L’UPA demande pour sa part d’aller plus loin en privilégiant d’abord les emprises électriques déjà existantes et en évitant les terres agricoles, les bâtiments de ferme et les érablières. Elle rappelle que seulement environ 2 % du territoire québécois est réellement cultivé.

La pression pourrait aussi augmenter avec de nouveaux projets éoliens. Dans Bellechasse, Pattern Energy étudie déjà un projet pouvant atteindre de 130 à 300 MW dans des secteurs comprenant notamment Saint-Lazare, Honfleur, Saint-Anselme et Saint-Henri.

La MRC travaille d’ailleurs actuellement à resserrer son règlement sur l’implantation d’éoliennes avant un prochain appel à projets d’Hydro-Québec. Une modification ciblée doit être présentée en octobre avant une révision plus complète du schéma d’aménagement.

Pour l’UPA, la question dépasse toutefois les projets énergétiques. La relève, le transfert des fermes, la hausse des coûts, la main-d’œuvre, la lourdeur administrative et la mise en marché collective font également partie des engagements qu’elle souhaite obtenir des candidats durant la campagne.

Écrit par: Nathan Piret