
L’Institut économique de Montréal (IEDM) a salué le dépôt, ce 30 mai, du projet de loi 112 présenté par le ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, visant à réduire les barrières au commerce interprovincial.
Ce projet de loi prévoit la reconnaissance unilatérale par le Québec des normes de fabrication de biens et des certifications professionnelles provenant des autres provinces et territoires, une mesure que l’IEDM qualifie d’avancée importante.
Selon Gabriel Giguère, analyste senior à l’IEDM, l’inclusion éventuelle du secteur des services serait toutefois essentielle pour maximiser les retombées. Une note économique publiée hier par l’institut estime que l’abolition complète de ces barrières pourrait faire croître le PIB canadien de 69,9 milliards de dollars, dont 32,2 milliards uniquement grâce à l’élimination des obstacles entre le Québec et l’Ontario.
L’IEDM avertit cependant que plus les listes d’exemptions prévues par la loi seront longues, moins les bénéfices attendus seront significatifs. À ce jour, l’Ontario, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont déjà pris des mesures similaires, tandis que le Manitoba planche sur un projet de moindre portée.