
Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ) tire la sonnette d’alarme alors que des centaines de travailleurs étrangers temporaires (TET) risquent de devoir quitter le pays en raison de nouvelles restrictions fédérales.
Ces limitations, qui réduisent le nombre de TET permis par entreprise, menacent directement la productivité des usines québécoises, particulièrement en région.
Selon MEQ, les conséquences pourraient être graves : pertes de revenus de 10 à 30 %, transfert d’activités vers les États-Unis, voire arrêt complet des opérations. L’organisme réclame une clause grand-père pour permettre aux TET déjà présents de rester en poste, ainsi qu’une réforme du Programme des TET. Parmi les solutions proposées : prioriser le secteur manufacturier, ajuster les salaires par région, assouplir les quotas en zones à faible chômage, et exclure certains permis du calcul global.
Alors que plus de 11 000 postes étaient vacants en 2024 et qu’un quart de la main-d’œuvre actuelle est proche de la retraite, MEQ appelle Ottawa à passer à l’action sans délai. La présidente Julie White insiste : les manufacturiers sont prêts à relever les défis économiques, mais ils ont besoin de soutien concret et rapide.