
Les nouveaux tarifs douaniers américains sont entrés en vigueur jeudi à minuit, conformément au décret signé par le président Donald Trump.
Ces mesures, qui s’appliquent désormais à une cinquantaine de pays, portent les droits de douane à des niveaux inégalés depuis les années 1930, avec des taux variant entre 15 % et 41 %. Le président Trump a affirmé que ces hausses rapporteraient des « milliards de dollars » aux États-Unis, en les présentant comme un outil de rééquilibrage du commerce mondial au profit de son pays.
L’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud et le Canada figurent parmi les partenaires commerciaux directement touchés. Le Canada a vu la surtaxe sur ses produits grimper à 35 % le 1er août, bien que le premier ministre Mark Carney ait minimisé son impact en rappelant que 85 % des exportations canadiennes vers les États-Unis ne sont pas concernées. À l’inverse, le Mexique bénéficie d’un sursis de 90 jours, tandis que la trêve commerciale avec la Chine reste en vigueur, les deux pays poursuivant leurs négociations sous un régime tarifaire temporaire.
Certains pays comme la Suisse, frappée d’un taux de 39 %, ont tenté de convaincre Washington de reculer, sans succès jusqu’ici. Le Brésil et l’Inde subissent également des hausses significatives, perçues comme des représailles ou des pressions politiques. Malgré les critiques sur les risques d’inflation et de ralentissement économique, Donald Trump affirme que les accords conclus — pour l’instant au nombre de sept — entraîneront d’importants investissements étrangers aux États-Unis.