
À l’occasion des consultations prébudgétaires, l’Institut économique de Montréal (IEDM) exhorte le gouvernement fédéral à revoir ses priorités afin de freiner la stagnation économique.
L’organisme recommande de sabrer les dépenses, de revoir certains programmes coûteux et de réduire le fardeau réglementaire.
Selon l’IEDM, la dette nationale de 1 400 milliards $ et un déficit prévu de 92 milliards $ en 2025-2026 exigent des mesures plus ambitieuses que celles annoncées. L’institut propose notamment une réduction de 17,4 % de la bureaucratie fédérale, ce qui permettrait de supprimer 64 000 postes et d’économiser 10 milliards $ par an. Il suggère aussi l’abolition de programmes comme le régime fédéral de soins dentaires et l’assurance médicaments, jugés coûteux et relevant du champ provincial.
L’IEDM plaide également pour un allègement réglementaire, rappelant que les exigences fédérales ont augmenté de 37 % entre 2006 et 2021, freinant la croissance et la création d’entreprises. L’organisme met en garde contre le plafond d’émissions dans le secteur pétrolier et gazier, qui pourrait, selon Deloitte, coûter 112 900 emplois et réduire le PIB de 34,5 milliards $ d’ici 2040.
Pour l’IEDM, Ottawa doit laisser « libre cours à l’économie » afin de relancer la productivité et améliorer le niveau de vie.