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Société

Démolition du Collège de Saint-Damien : la Fondation Saint-Joseph de l’Espérance remet en question le processus

today19 novembre 2025

Arrière-plan
(Crédit photo: Radio-Canada)

L’ouverture des soumissions pour la démolition du Collège de Saint-Damien soulève de nouvelles réactions, particulièrement du côté de la Fondation Saint-Joseph de l’Espérance.

Sa porte-parole, Annie Godbout, affirme avoir été surprise par les montants déposés, ceux-ci étant nettement inférieurs à ce qu’avait prévu le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud (CSSCS) dans ses estimations de 2022. Elle y voit un signe que les coûts de désamiantage et de démolition pourraient être moins importants qu’anticipé, ce qui, selon elle, remet en perspective les choix ayant mené à privilégier la destruction du bâtiment.

La Fondation défend depuis longtemps l’idée de transformer l’édifice en logements abordables tout en préservant les services culturels et communautaires déjà en place. Mme Godbout rappelle la grande qualité de la construction, un immeuble qui fait partie intégrante du patrimoine local et qui, selon elle, pourrait répondre à plusieurs besoins régionaux, notamment en matière d’habitation.

Membres du c.a. de la Fondation Saint-Joseph de l’Espérance : M. Julien Métivier, Annie Godbout, M. Jean-Marie Chabot, Réjean Bilodeau, Mme Martine Brochu, Mme Micheline Robitaille, Pauline Mercier. (Crédit Photo : Facebook Collège Saint-Damien)

Le CSSCS estime pour sa part qu’une rénovation complète coûterait plus cher que la construction d’une nouvelle école. Annie Godbout soutient toutefois que ces chiffres ne concernent pas le projet porté par la Fondation, qui ne vise pas à y implanter une école, mais à redonner une vocation différente au bâtiment.

Elle déplore également que les recommandations du ministère de la Culture — qui reconnaissait une valeur patrimoniale régionale au collège et demandait d’examiner des options de sauvegarde — n’aient pas été prises en compte. Selon elle, la décision de démolir semblait déjà arrêtée malgré ces avis.

Alors que plusieurs éléments demeurent inconnus, notamment les coûts réels, l’échéancier et les relocalisations futures, la Fondation estime qu’il est encore possible de proposer une solution alternative. Mme Godbout souligne toutefois que la communauté demeure fortement divisée entre les partisans de la démolition et ceux qui souhaitent sauver l’édifice.

Écrit par: Nathan Piret


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