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Municipal

Axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent : Bellechasse réclame l’enfouissement de la ligne d’Hydro-Québec

today17 mars 2026

Arrière-plan
Municipalité de Buckland (Crédit Photo : Archive)

Des municipalités de Bellechasse accentuent la pression sur Hydro-Québec dans le dossier de l’axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent.

À Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland, le conseil municipal a adopté une résolution affirmant que l’enfouissement de la future ligne constitue l’option la plus cohérente pour protéger le territoire, l’environnement et l’économie locale.

Dans cette résolution, la municipalité soutient que les tracés actuellement étudiés sont exclusivement aériens et nécessitent une emprise d’environ 70 mètres. Les élus craignent des impacts permanents sur les terres agricoles, les érablières, les boisés et les milieux naturels, en plus d’un effet important sur les paysages et sur le Parc régional du Massif du Sud.

Selon La Voix du Sud, plusieurs municipalités de Bellechasse touchées par les tracés à l’étude font maintenant front commun autour du même argumentaire. Sainte-Claire, Saint-Malachie, Saint-Lazare, Saint-Nérée, Saint-Damien, Saint-Philémon, Armagh et Saint-Raphaël figurent parmi les localités concernées. Le projet d’Hydro-Québec vise la construction d’une ligne de transport d’électricité d’environ 250 kilomètres entre la Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent.

Les élus favorables à l’enfouissement estiment que cette option réduirait la fragmentation du territoire et offrirait une meilleure protection contre le verglas, les vents violents et les phénomènes météorologiques extrêmes. Ils rappellent aussi qu’Hydro-Québec utilise déjà cette technologie dans le cadre du projet Hertel–New York.

Hydro-Québec soutient toutefois que l’enfouissement d’une ligne de 315 kilovolts sur une aussi longue distance serait difficile à réaliser et beaucoup plus complexe sur les plans technique et opérationnel. La société d’État rappelle que moins de 1 % des lignes de transport sont enfouies au Québec et qu’une ligne souterraine transporte moins d’électricité, a une durée de vie plus courte et est plus difficile à réparer en cas de panne.

Dans Bellechasse, l’opposition repose donc de plus en plus sur la protection du territoire agricole, acéricole et agrotouristique, mais aussi sur la volonté des municipalités de parler d’une seule voix dans ce dossier.

Écrit par: Nathan Piret