
La contestation s’est poursuivie mardi à Armagh dans le dossier de l’axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent, alors qu’un rassemblement citoyen et agricole s’est tenu en marge de la porte ouverte d’Hydro-Québec.
L’activité, appuyée par l’UPA, visait à permettre aux producteurs et aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations et leur opposition au projet actuel.
Sur le terrain, les inquiétudes entendues tournaient surtout autour de la protection des paysages, des terres agricoles et des érablières. Ces préoccupations rejoignent celles déjà formulées par la MRC de Bellechasse, qui a adopté une résolution réclamant officiellement l’enfouissement de la ligne sur son territoire.

Interrogée sur cette demande, Hydro-Québec a réaffirmé que l’enfouissement n’était pas l’option retenue pour ce projet. La société d’État soutient que la ligne projetée, d’environ 260 kilomètres, doit d’abord répondre à des besoins de transport d’énergie et d’intégration au réseau régional, notamment en lien avec le développement éolien. Selon les explications fournies sur place, une solution souterraine compliquerait les raccordements, entraînerait des contraintes techniques importantes et exigerait des coûts beaucoup plus élevés.

Des citoyens ont toutefois remis en question cet argumentaire, en évoquant d’autres projets de lignes enfouies et la possibilité du courant continu. Hydro-Québec a répondu que ce scénario ne correspond pas, selon elle, aux besoins du projet actuellement étudié.

La société d’État affirme néanmoins que le tracé n’est pas figé et que des ajustements restent possibles pour réduire les impacts. Elle dit vouloir continuer d’analyser les commentaires reçus, les contraintes techniques et les effets sur l’environnement afin d’identifier la solution de moindre impact. Pour l’instant, Bellechasse demeure la seule MRC à avoir demandé formellement l’enfouissement complet de la ligne.