
Le débat sur le troisième lien vient de prendre un nouveau virage avec l’abandon du tracé central défendu jusque-là par la CAQ.
La nouvelle première ministre désignée, Christine Fréchette, a réaffirmé qu’elle écartait cette option pour privilégier plutôt un lien à l’est, construit avec la participation du privé. À Québec, des conseils de quartier touchés par le corridor central ont accueilli cette décision avec soulagement, estimant qu’elle met fin à une longue période d’incertitude pour leurs secteurs.
La décision a aussi été bien reçue de part et d’autre du fleuve. Le maire de Québec, Bruno Marchand, a qualifié l’abandon du tracé central de bonne nouvelle, rappelant son opposition à un passage qui aurait touché le secteur de Vanier. À Lévis, le maire Steven Blaney s’est lui aussi dit soulagé, puisqu’il voit dans la position de Christine Fréchette le maintien d’une volonté de réaliser un troisième lien, mais dans l’est plutôt qu’au centre.
Le changement de cap ne règle toutefois pas tout. En liant le projet de l’est à un partenariat avec le privé, Christine Fréchette maintient une condition qu’elle défend depuis février et que ses adversaires à la course à la chefferie jugeaient difficile à remplir. Autrement dit, le corridor central semble bel et bien mis de côté, mais cela ne signifie pas encore que le futur troisième lien est arrêté dans sa forme définitive ni qu’un échéancier concret est déjà sur la table.