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06 août 2026 - Abbé Roger Fortin, Pèlerinage

L’Association forestière du sud du Québec rappelle que la sécheresse, au-delà de priver les arbres d’eau, peut provoquer un phénomène irréversible : l’embolie.
Cette obstruction des vaisseaux conducteurs, causée par des bulles d’air, empêche l’eau d’atteindre certaines parties de l’arbre, pouvant entraîner la mort de feuilles, de branches, voire de l’arbre entier.
Lorsque l’eau se raréfie dans le sol, la succion exercée par la transpiration des feuilles augmente. Si cette force devient trop importante, de l’air est aspiré dans les vaisseaux, formant des bulles qui bloquent la circulation de l’eau. Un conifère est généralement condamné si 50 à 60 % de ses vaisseaux sont touchés, alors qu’une obstruction moindre permet souvent à l’arbre de recréer de nouveaux conduits.
Pour se protéger, les arbres ferment leurs stomates, ces petites ouvertures sur les feuilles, afin de limiter la perte d’eau. Cette défense a toutefois un coût, car elle empêche aussi la photosynthèse. Les feuillus, qui gardent leurs stomates ouverts plus longtemps que les conifères, sont donc plus exposés à l’embolie. Certaines espèces, comme les chênes, le caryer ou l’érable argenté, résistent mieux à la sécheresse.
Les épisodes de sécheresse printaniers sont particulièrement néfastes, car les arbres produisent alors de nouvelles racines destinées à absorber l’eau. Leur fragilité est donc accrue à ce moment de l’année. Avec les changements climatiques et l’augmentation des périodes de chaleur intense, ce risque devient une préoccupation croissante pour la santé des forêts québécoises.
Écrit par: Nathan Piret
arbres Association forestière du sud du Québec Environnement Sécheresse
Intégration et infographie: FOLO