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    23 avril 2026 - Embarque avec Nick!

environnement

Reportage – Les avancements des cabanes à sucre

today24 avril 2026

Arrière-plan

La saison des sucres a tardé à arriver cette année et ne sera pas qualifiée comme une année record ! Elle a commencé la fin de semaine de Pâques, normalement c’est là où le temps des sucres s’arrête. Il faut tenir compte que Pâques est arrivé tôt cette année aussi.Lorsque je parle de cabane à sucre, je veux parler de la récolte d’eau d’érable et non des cabanes à sucre commerciales qui reçoivent plusieurs personnes à manger pendant la saison.

Est-ce que les cabanes à sucre sont à la pointe de la technologie pour la récolte ?
Tout évolue dans la vie, on le sait, même la cabane à sucre. Ils ont commencé par l’entaillage manuel avec une collecte avec des chaudières qui étaient accrochées aux arbres. Tout se faisait manuellement, en allant par la cueillette et le transport de l’eau d’érable. Depuis plusieurs années, les cabanes à sucre recueillent l’eau d’érable dans des tubes, appelés tubulures, qui sont fixés à l’extrémité de chalumeaux fichés dans les entailles. Ces tubes sont ensuite regroupés dans des tuyaux collecteurs qui acheminent l’eau d’érable à la cabane à sucre par gravité ou pompage. Maintenant, la technologie évolue et des variantes s’offrent aux acériculteurs pour leur permettre de toujours être à l’affût de ce qui se passe dans leur cabane à sucre. Cette technologie se nomme le « 4.0 ». Cette technologie permet de contrôler et surveiller à distance depuis le téléphone ou l’ordinateur du propriétaire. Grâce à cet avancement, les acériculteurs peuvent collecter les données et avoir des alertes en temps réel. Plus besoin d’aller voir chaque arbre un par un pour voir d’où vient un problème. Selon le site installationerablierest.com, cette méthode de travail peut être une solution au manque de main-d’œuvre. Pour ceux qui ont d’autres passe-temps, en utilisant cette technologie « 4.0 », les propriétaires de cabane à sucre peuvent venir la fin de semaine faire bouillir leur eau avec leur famille sans avoir de tracas la semaine. Cette technologie n’est pas nécessairement abordable pour tout le monde non plus.

Est-ce qu’ils ont besoin de se doter d’une telle technologie ?

Ce n’est pas la majorité des cabanes à sucre qui se dote de la technologie « 4.0 », pas nécessairement pour une question d’argent, mais surtout pour une question de volume. Malgré les bénéfices que cela peut leur apporter, plusieurs cabanes à sucre décident de garder les méthodes standard avec des tubulures. La machinerie de cette technologie prendrait beaucoup trop de volume pour une entreprise régionale qui fonctionne bien. Dans un article de Radio-Canada, on apprend qu’en 2023, six millions de dollars ont été investis par la famille Patry, propriétaire de quatre érablières au Témiscouata, pour amorcer la transition 4.0. Des capteurs connectés à la fibre optique ont été posés un peu partout sur l’ensemble de leurs installations. Le montant ne sera pas le même pour une entreprise de la région, ils sont tout de même une des plus grosses entreprises acéricoles du Québec. Il faut aussi prendre en compte que les cabanes à sucre au Québec sont en majorité privées et familiales.

Les cabanes à sucre en chiffres selon ppaq.ca :

Au Québec :
Il y a environ 6500 cabanes à sucre commerciales (qui servent des repas).
Il y a environ 13500 cabanes à sucre privées/familiales.
Pour un total estimé à environ 20 000 cabanes à sucre partout au Québec.

Les impacts des réchauffements climatiques sur les cabanes à sucre
Voici les principaux impacts des changements climatiques sur les cabanes à sucre :
La saison des sucres est plus courte et moins prévisible, car les cycles de gel et de dégel sont perturbés.
La production de sève peut diminuer, ce qui réduit la quantité de sirop d’érable produite.
La qualité du sirop peut varier davantage d’une année à l’autre.
Les érables peuvent être affaiblis par le stress climatique, les maladies ou les insectes.
Certaines régions pourraient devenir moins propices à l’acériculture à long terme.
Les producteurs doivent investir dans de nouvelles technologies ou adapter leurs pratiques, ce qui peut augmenter les coûts.
Ces impacts menacent à la fois l’économie des producteurs et une tradition importante du Québec.


Même si la technologie ne cesse d’augmenter dans le milieu acéricole, les propriétaires de cabanes préfèrent tout de même la méthode plus standard, la tubulure, et faire bouillir eux-mêmes leur eau. La beauté et la richesse des nombreuses cabanes à sucre au Québec, c’est surtout l’amour et le temps que chacun met dans son produit pour donner du sirop d’érable riche. Après tout, les produits d’érable sont une de nos fiertés au Québec ! Pourquoi changer une méthode qui fonctionne bien ?

Source : PPAQ.ca, www.installationerablierest.com, radio-canada.ca

Écrit par: Kellyann Couture


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