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Économie

Le biochar pourrait redonner une valeur au bois laissé sans preneur

today24 septembre 2026

Arrière-plan

Des résidus forestiers qui trouvent difficilement preneur pourraient éventuellement devenir une nouvelle source de revenus pour les propriétaires de boisés de Chaudière-Appalaches grâce au développement de la filière du biochar.

Le projet de l’Alliance Biochar trouve ses origines en Beauce, où la disparition progressive du marché de la « pitoune », ces petites billes autrefois destinées aux pâtes et papiers, a laissé davantage de bois de faible diamètre sans débouché commercial.

L’objectif est de récupérer une partie de cette biomasse et de la transformer par pyrolyse en biochar, un matériau pouvant notamment être incorporé aux sols agricoles, aux fumiers ou aux litières animales. Des essais sont actuellement menés dans une dizaine de fermes de Chaudière-Appalaches afin d’en mesurer l’intérêt agronomique et économique.

L’Alliance regroupe maintenant des organisations de producteurs forestiers de Chaudière-Appalaches, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Gaspésie, avec l’idée de transformer la matière le plus près possible de sa région d’origine plutôt que de la transporter sur de longues distances.

Un premier projet d’usine évalué à environ 25 M$ est étudié en Chaudière-Appalaches. L’échéancier présenté cet été vise maintenant une construction en 2028, tandis que des installations seraient envisagées plus tard au Saguenay–Lac-Saint-Jean et en Gaspésie.

Le modèle recherché miserait sur des partenaires privés pour développer les installations, avec une structure commune destinée à soutenir la filière et à mieux encadrer les différents usages du biochar.

Pour Bellechasse, le projet pourrait éventuellement créer un nouveau lien économique entre deux secteurs fortement présents sur le territoire : les propriétaires de forêts privées disposant de bois difficile à commercialiser et les entreprises agricoles susceptibles d’utiliser le biochar.

Écrit par: Nathan Piret