
Depuis l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs douaniers imposés par les États-Unis, l’inquiétude grandit chez les entreprises de la Chaudière-Appalaches, en particulier dans les MRC de Bellechasse, des Etchemins et de la Beauce.
À compter d’aujourd’hui, les exportations canadiennes non couvertes par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) sont frappées d’un tarif de 35 %, ce qui soulève des craintes quant à l’avenir de nombreuses entreprises régionales.
La présidente-directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du grand Lévis, Marie-Josée Morency, redoute que certaines entreprises envisagent de relocaliser leur production aux États-Unis pour contourner les nouveaux droits de douane. Elle insiste sur l’importance de préserver l’ACEUM, qui protège près de 90 % des exportations canadiennes.
Dans la région de Beauce-Sud, le député Samuel Poulin rappelle que l’incertitude économique a déjà entraîné des pertes d’emplois et des mises à pied. Il estime que cette nouvelle mesure tarifaire alourdit davantage le climat d’imprévisibilité pour les entrepreneurs. Selon lui, l’instabilité causée par les décisions politiques américaines nuit directement à la planification et aux investissements des manufacturiers locaux.
M. Poulin demande à Ottawa de redistribuer rapidement aux entreprises les revenus générés par les contre-tarifs, estimés à plus de 1,5 milliard de dollars pour les mois d’avril et mai seulement. Il affirme qu’un soutien direct aux entreprises touchées par les hausses tarifaires pourrait atténuer l’impact à court terme et prévenir des délocalisations.