
Le projet de centre de tri robotisé des matières résiduelles dans Bellechasse demeure à un niveau de coût élevé.
L’ouverture des soumissions du 14 avril a révélé un plus bas prix de 11,33 millions de dollars, soit pratiquement le même montant que lors du précédent appel d’offres lancé à l’automne, alors évalué à 11,34 millions. Cette fois, cinq entreprises ont encore déposé une offre, et la plus basse provient de Les Constructions Béland et Lapointe de Lévis. La MRC doit maintenant analyser la conformité des soumissions avant de prendre une décision à sa séance de mai.
Le dossier traîne déjà un important historique de révisions. Le projet avait d’abord été estimé à 8,2 millions dans un règlement d’emprunt adopté en juillet 2024, avant de grimper à 12,6 millions en avril 2025. La MRC de Bellechasse a déjà acheté les robots de tri et adopté un règlement d’emprunt global de 17,4 millions pour l’optimisation de la gestion des matières résiduelles, un montant qui inclut aussi le bâtiment administratif d’Armagh et certaines machineries. Le premier appel d’offres avait dû être annulé faute d’autorisation ministérielle.
Ce centre de tri s’inscrit dans une stratégie commune avec la Nouvelle-Beauce afin de réduire l’enfouissement, notamment celui de la matière organique, mais aussi de retirer du flux de déchets d’autres matières valorisables comme le bois et le métal. Le projet a toutefois été ralenti par la remise en question de la future plateforme intermunicipale de compostage de Frampton, jugée trop coûteuse. En attendant une solution permanente, les deux MRC ont conclu une entente temporaire de deux ans avec la Ville de Québec pour le traitement des sacs de compost recueillis dans les 44 municipalités desservies. Ces retards continuent d’avoir un coût, puisque les deux territoires doivent encore absorber des pertes liées aux redevances d’enfouissement.