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    22 avril - La grille - Entrevue avec Samuel Pepin

environnement

LET d’Armagh : derrière les déchets, un site sous pression qui prépare son virage

today22 avril 2026

Arrière-plan

Une visite récente du lieu d’enfouissement technique d’Armagh montre un site bien loin de l’image d’une simple dompe à ciel ouvert.

Selon les explications reçues sur place, les nouvelles cellules 19, 21A et 21B s’ajoutent à une installation où les eaux, les gaz et les matières sont traités dans un cadre très encadré, alors que le site reçoit les déchets de 33 municipalités, soit les 20 de Bellechasse et 13 autres dans Les Etchemins et la MRC de Montmagny. La MRC a aussi poursuivi la modernisation du site ces deux dernières années, notamment avec un contrat de 2,75 M$ accordé en novembre 2024 pour un nouveau bâtiment administratif.

Mais l’enjeu principal est maintenant ailleurs. À Armagh, la direction prise est clairement celle du futur centre de tri robotisé. En avril 2025, la MRC expliquait que ce projet doit permettre de traiter les sacs mauves de matières organiques sans imposer un troisième bac roulant sur l’ensemble de son territoire rural. Elle soutenait alors que près de 40 % du contenu des poubelles est encore composé de matière organique et que le centre pourrait aussi retirer d’autres matières valorisables, comme le bois et le métal, en plus d’améliorer la compaction des déchets qui doivent encore être enfouis. Lors de la visite, il ressortait aussi que beaucoup d’emballages plastiques et de morceaux de bois aboutissent encore dans les déchets ultimes, ce qui alimente la volonté d’ajouter une étape de tri directement liée au LET.

Le dossier a toutefois connu des accrocs importants. Le coût du centre de tri, d’abord évalué à 8,2 M$ dans le règlement d’emprunt de 2024, est monté à 12,6 M$ au printemps 2025 après l’ouverture des soumissions. Puis, à l’automne, la MRC a repoussé le début des travaux à 2026, disant ne pas encore avoir obtenu le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et évoquant des irritants techniques, notamment liés à la ventilation. Malgré cela, elle a réaffirmé sa volonté d’aller de l’avant avec ce projet structurant.

Les déchets plastiques qui ne devraient pas se retrouver dans les poubelles et s’envolent avec le vent.

Sur le terrain, ce virage est présenté comme une façon de prolonger la vie utile du site et de réduire ce qui aboutit inutilement à l’enfouissement. Selon les informations recueillies lors de la visite, l’ajout du centre de tri et d’une compaction plus poussée pourrait augmenter d’environ un tiers la durée de vie restante du LET, aujourd’hui estimée entre 25 et 30 ans. Au fond, le message qui se dégage est simple : à Armagh, l’enjeu n’est plus seulement d’enfouir proprement, mais de réussir à enfouir moins.

Écrit par: Nathan Piret


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